s'est retourné, sur le dos, sans vie.
Ton corps est allongé là sur le sol,
plus personne ne rit.
Dix-huit ou vingt-cinq ans,
je n'arrive pas à deviner ton âge.
Ton visage est bien trop blanc,
j'ai encore la rage.
Je ne voulais pas être là,
pour avoir ton sang sur mes doigts.
Mais là...
Je ne peux plus rien pour toi.
Je découpe ta robe de soirée bien trop salement arrosée.
Mes mains gantées s'activent sur ton petit coeur,
tu étais belle, comment as-tu osé.
Autour de moi, je ne ressens que des pleurs.
Le silence de tes mots me rend sourd.
Je te parle mais tu ne me comprends plus.
Tu laisses s'envoler tes rêves, ta famille, tes amours.
Les cris de tes amis déchirent la nuit...Je n'en peux plus.
Je ne voulais pas être là,
pour te voir partir comme çà.
Mais là...
Je ne peux plus rien pour toi.
Epuisé, je m'acharne mais il faut stopper.
L'homme en blanc, main sur l'épaule, me murmure qu'on a tout essayé.
Encore une vie de perdue, je vais craquer.
L'homme en noir a gagné...Il vient te chercher.


